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Corinne Lepage, Députée européenne

mercredi 30 décembre 2009

Fidèle et indépendante, avocate pionnière en droit de l’environnement, Corinne Lepage anime l’écologie française depuis trente ans. Elle a été la seule députée française de la délégation du Parlement européen au sommet de Copenhague.

Voir en ligne : Terre Démocrate

Depuis sa participation au gouvernement d’Alain Juppé (1995-1997), Corinne Lepage est parfois considérée par les médias comme une écologiste de droite, mais se réclame avant tout de l’écologie politique, s’efforçant de faire la synthèse des idées de droite et de gauche en matière d’écologie. Proche à la fois de Daniel Cohn-Bendit et de François Bayrou, elle œuvre à l’émergence politique d’un « véritable effort programmatique, fondé sur un développement solidaire et soutenable, démocratique et humaniste ». Elle souhaite notamment un rapprochement entre le centre et les écologistes.

Conseillère municipale de Cabourg dans le Calvados en mars 1989, elle est membre fondatrice de Génération écologie. Elle se présente en 1993 sous la bannière Génération écologie aux élections législatives de la quatrième circonscription du Calvados.

Le 7 novembre 1995, lors du remaniement ministériel donnant lieu au second gouvernement Juppé, elle est la seule femme à rester ministre de plein exercice. En tant que ministre de l’environnement, Corinne Lepage se donne pour priorité de montrer que l’Environnement peut « contribuer à la lutte contre le chômage ». En 1996, le Conseil des ministres adopte le projet de Corinne Lepage concernant la pollution urbaine. Il rend obligatoire la surveillance de la qualité de l’air et renforce les mesures de limitation de la circulation en cas d’alerte. Ce projet aboutit à l’adoption par le Parlement de la loi LAURE du 30 décembre 1996, également appelée loi Lepage. Corinne Lepage tire de son expérience au ministère le livre On ne peut rien faire, Madame le ministre, dans lequel elle s’en prend aux lobbies industriels (automobile, nucléaire…), aux chasseurs et aux technocrates de la haute administration.

En 1996, elle crée le club de réflexion politique Cap21 (Citoyenneté, action, participation pour le XXIe siècle), qui « se reconnaît dans le réformisme écologique ». En 2000, elle transforme Cap 21 en mouvement politique. Elle déclare « travailler à la constitution d’un grand pôle au centre de l’échiquier politique, où puissent se retrouver des gens de droite et de gauche autour de l’écologie, de l’humanisme et de la citoyenneté ». Elle est également membre-fondatrice du Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN), association d’étude de l’impact des techniques génétiques sur le vivant et, avec Michèle Rivasi, elle fonde l’Observatoire de vigilance et d’alerte écologique (Ovale).

Aux élections régionales de 2004, elle est tête de liste du département de Paris sur la liste d’André Santini (UDF). Elle refuse de participer à la fusion de second tour avec la liste UMP. La liste indépendante qu’elle conduit ensuite aux élections européennes de juin sur la circonscription Île-de-France recueille 3,61 % des voix.

Avec le soutien de Corinne Lepage à la candidature de François Bayrou en 2007, Cap 21 devient alors l’un des membres fondateurs du nouveau parti politique, le MoDem et Corinne devient vice-présidente du Modem l’année suivante. À l’automne 2009, Corinne Lepage démissionne de la présidence des commissions thématiques du Mouvement démocrate, mais reste vice-présidente du parti.

Le 7 juin 2009, elle est élue députée lors des élections européennes, dans la circonscription Nord-Ouest. Elle devient, le 17 juillet 2009, la première vice-présidente de la commission Envi (Environnement, santé publique et sécurité alimentaire), et membre suppléant de la commission ITRE (Industrie, recherche et énergie), au Parlement européen.

Du 13 décembre au 19 décembre 2009, elle est la seule députée européenne française de la délégation du Parlement européen au sommet de Copenhague. Elle témoigne dans plusieurs médias français et sur internet de l’évolution des négociations, et exprime son désarroi face aux résultats de ce sommet, qu’elle considère comme un « échec collectif » au profit des « climatosceptiques » et des lobbies liés au pétrole.

Le 15 octobre 2009, elle annonce la création du club politique « Terre démocrate, l’imagination au pouvoir », dont la feuille de route tient en trois mots : « débat, échange et construction ».

Source : wikipedia

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