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Philippe Laurent, Maire de Sceaux, intervenant

mercredi 23 septembre 2009

L’élu sans étiquette par excellence, réélu contre les appareils de tout bord, Philippe Laurent est, depuis ses débuts, un artisan averti de la transversalité territoriale.

Voir en ligne : Philippe Laurent

Elu local depuis 1977 à Sceaux (Hauts-de-Seine), dont il a été élu conseiller général en 1998 et maire en mars 2001, Philippe Laurent est professionnel du conseil et a accompagné pendant vingt-cinq ans près de mille collectivités locales dans le domaine du management, de la gestion et de la communication financières, de l’intercommunalité, de la fiscalité locale et de la mise en place d’outils de gestion.

Il a créé en 1991 sa propre entreprise de conseil spécialisée dans la gestion locale, qui a compté jusqu’à 28 collaborateurs, et qu’il a cédée en 2006. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles, interventions et conférences sur la gestion publique locale, la décentralisation et la gouvernance locale. Il participe à de nombreuses instances de réflexion et de proposition dans ces domaines, dont la Conférence nationale des exécutifs présidée par le Premier ministre. Il est professeur associé au Conservatoire national des Arts et métiers (CNAM).

Militant, élu, puis dirigeant local de l’UDF, ainsi que membre du bureau national, il décide de ne rejoindre ni le Modem, ni le Nouveau Centre lors de la création de ces formations en 2007. Il devient élu sans étiquette. Patrick Devedjian, devenu président du conseil général des Hauts-de-Seine, lui retire alors la troisième vice-présidence du conseil. Aux élections municipales de 2008, il est réélu largement maire de Sceaux, malgré la présence d’une liste soutenue par l’UMP et le Nouveau Centre.

Après les élections municipales de 2008, Philippe Laurent reste président de la Commission des Finances de l’Association des maires de France et devient l’un des défenseurs les plus actifs du rôle des collectivités locales. Le 6 février 2009, après l’annonce par le Président de la République Nicolas Sarkozy de la suppression prochaine de la taxe professionnelle, Philippe Laurent conteste les chiffres du chef de l’Etat et demande une réforme globale de la fiscalité locale.

Le 10 juin 2009, Philippe Laurent est élu vice-président de Paris Métropole. Début septembre 2009, il publie un nouvel ouvrage : « Décentralisation : en finir avec les idées reçues » (ed. Lextenso - LGDJ), où il défend le bilan de la décentralisation et combat tout retour en arrière, comme celui que ne manquerait pas de susciter la mise en oeuvre de la réforme voulue par le chef de l’Etat.

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